jeudi 6 novembre 2008

Yakuza - Way of the dead (2002)













Imaginez une rencontre musicale entre le free-jazz du Painkiller de John Zorn et le hardcore chaotique de Dillinger Escape Plan, et vous ne serez pas très loin du rendu de ce second album des chicagoans de Yakuza.
Après une intro brumeuse au parfum d'encens percé par le chant guttural de moines orientaux, la musique s'emballe en un metal-core épileptique. Une guitare crunchy enchaîne riffs plombés et dissonants, épaulée par une section rythmique à la souplesse jazz également capable d'accélérations typiquement grind, ou spasmodiques ("Miami Device" évoque un System of a Down débarassé de sa théâtralité).
Sur cette structure à la fois souple et nerveuse, Bruce Lamont pose tour à tour chant clair, growls hardcore, ou saxophone, instrument majeur de la musique de Yakuza. Successivement rythmique, mélodique, orientalisant, aérien, posé ou strident, son souffle parcourt l'album entier comme l'influx nerveux la moëlle épinière, c'est lui qui sera promu souverain tranquille de ce disque après 27 minutes de fureur et une dernière plage instrumentale de 43 minutes ("01000011110011") que je vous recommande d'écouter au moins une fois dans son intégralité.
En conclusion, un remarquable second album... Le troisième sera terrible.
A suivre...
Yakuza