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vendredi 16 octobre 2009

Aqua Nebula Oscillator - Under the Moon of... (2008)


















Du fond de sa crypte, le quatuor franco-belge-québécois Aqua Nebula Oscillator sort son deuxième album en un an, après un premier essai éponyme évoquant tant le space-rock de Hawkwind que les expérimentations électroniques de Silver Apples.
Egalement nourris aux Stooges, Seeds, Floyd ou Pink Fairies, les musiciens d'ANO perpétuent un psychédélisme sombre à l'américaine, assumant un certain penchant (un penchant certain?) pour l'occultisme.
Le magma de fuzz bourdonnante porte les sombres litanies de David Os et se déchire aux feulements de la belge Shazzula, entrecoupé ou mêlé d'orgue, sitar, oscillations électroniques ou percussions vaudou-tribales qui fleurent bon le psychédélisme d'antan, bien conservé au fond de la cave, justement.

myspace Aqua Nebula Oscillator

regarder le clip Get Higher, basé sur la ligne de basse du "Set the controls for the heart of the Sun" de Pink Floyd

A écouter aussi si vous avez aimé:

.Juantrip, producteur de l'album, batteur du précédent, et ancien DJ de chez FCom (label de Laurent Garnier)

.la compil "Voyage : Facing the History of French Modern Psychedelia" du label Pan European Recording

Farflung - A Wound in Eternity (2008)


















De retour après deux mois d'absence (non, non, je n'étais pas dans l'espace, juste un peu tête-en-l'air...) je vais vous parler aujourd'hui du disque qui a provoqué mon envie de faire un ptit "thema space-rock": A Wound in Eternity, du sextet angelino Farflung.
Sixième album du groupe, ce dernier bénéficie d'un son remarquable, à la fois aéré et fourmillant de détails; une galaxie sonore, en quelque sorte, que l'on traverse à bord d'un space-mountain halluciné.
La musique de Farflung doit autant aux "Grands Anciens" garage et space (Hawkwind, bien sûr, mais aussi MC5, Stooges...) qu'à des formations plus stoner-rock comme Fu-Manchu. Les premières secondes de l'album, overdrive dans le rouge, évoquent immédiatement les meilleures heures de Monster Magnet, avant que les synthés en boucles hypnotiques ne nous entraînent dans un univers psychédélique pas très éloigné des dernières productions d'Ozric Tentacles. "The Call" rappelera quant à lui Karma To Burn par ses riffs et Monkey3 par son break en apesanteur. Après deux morceaux "hi-octane", le groupe calme le jeu avec "Eternal Sleep"; le chant se fait psalmodique, la musique acoustique, le temps d'un mantra conduisant à une douce transe chamanique, dans laquelle on replonge avec délice sur "Stella Volo", avant que l'atmosphère ne se fasse plus dense, quasi opiacée quoique traversée ça et là par des notes de guitare semblables à des étoiles filantes, rares et lumineuses ("IX"), contrastant avec un chant grave et inquiétant.
Je ne vous décrirai pas les autres morceaux un par un pour vous laisser le plaisir de la découverte, mais attendez vous à croiser plus tard les fantômes de Pink Floyd et Jane's Addiction (le moog, "Precognition" qui rappelle "The Nile Song" mais aussi Killing Joke dans le chant, le bien nommé "Silver Shrooms").
Port du casque obligatoire pour profiter pleinement de cette musique hautement hallucinogène!


Myspace Farflung

le clip délirant de "Endless Drifting Wreck", pour voir les zozos en action...

Le chef vous recommande aussi:
.Farflung:
"9 Pin Body" (2002), dans la même lignée que ce "A wound..."
"When science fails" (2002), beaucoup plus atmosphérique, lent et hypnotique, plus kraut, quoi...
.35007
.Hawkwind
.Karma To Burn
.Comets On Fire
.Monster Magnet, à écouter ou télécharger légalement
.Ozric Tentacles, écoute sur Deezer

mercredi 15 juillet 2009

Comets On Fire - Blue Cathedral (2004)


















Originaire de Santa Cruz (Californie), Comets On Fire signe en 2004 son troisième album et premier pour Sub Pop, label bien connu pour avoir été le premier à accueillir un obscur petit groupe nommé Nirvana. Si le combo évolue dans un registre plus garage que ces derniers, il partage quelques influences avec son compère de label Mudhoney, en particulier MC5 et son rock hautement vitaminé.
"The bee and the cracking egg" démarre sur les chapeaux de roue, façon Detroit Rock City, fuzz et wha à tous les étages, noyés dans un magma d'effets à la Hawkwind, tout comme le chant miaulant, feulant, évoquant un Robert Plant qui aurait mis les doigts dans la prise. Sur les titres suivants, on songera également à Pink Floyd ("Wild Whiskey" et ses atmosphères entre "Meddle" et "Dark Side of the Moon) ou Neil Young.
Le groupe connaît ses classiques et fusionne à haute température quarante années de musique électrique, que ce soit sous la forme d'un rock fiévreux où les riffs glissent et crissent, ou sur des tempi plus posés, bluesy, presque jazz parfois, lorsque piano, orgue et sax prennent le relais à défaut de participer au barouf général.
Je vous l'accorde, on n'est pas tout à fait dans le space rock, mais ces comètes valent bien la peine de lever l'oreille...
... et de faire un voeu.

site et myspace de Comets on Fire
écouter sur You Scrobble

Si vous avez aimé, essayez aussi:
Hawkwind, Mudhoney, MC5, Led Zeppelin, Pink Floyd, Neil Young...