Affichage des articles dont le libellé est indie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est indie. Afficher tous les articles

mercredi 15 juillet 2009

Comets On Fire - Blue Cathedral (2004)


















Originaire de Santa Cruz (Californie), Comets On Fire signe en 2004 son troisième album et premier pour Sub Pop, label bien connu pour avoir été le premier à accueillir un obscur petit groupe nommé Nirvana. Si le combo évolue dans un registre plus garage que ces derniers, il partage quelques influences avec son compère de label Mudhoney, en particulier MC5 et son rock hautement vitaminé.
"The bee and the cracking egg" démarre sur les chapeaux de roue, façon Detroit Rock City, fuzz et wha à tous les étages, noyés dans un magma d'effets à la Hawkwind, tout comme le chant miaulant, feulant, évoquant un Robert Plant qui aurait mis les doigts dans la prise. Sur les titres suivants, on songera également à Pink Floyd ("Wild Whiskey" et ses atmosphères entre "Meddle" et "Dark Side of the Moon) ou Neil Young.
Le groupe connaît ses classiques et fusionne à haute température quarante années de musique électrique, que ce soit sous la forme d'un rock fiévreux où les riffs glissent et crissent, ou sur des tempi plus posés, bluesy, presque jazz parfois, lorsque piano, orgue et sax prennent le relais à défaut de participer au barouf général.
Je vous l'accorde, on n'est pas tout à fait dans le space rock, mais ces comètes valent bien la peine de lever l'oreille...
... et de faire un voeu.

site et myspace de Comets on Fire
écouter sur You Scrobble

Si vous avez aimé, essayez aussi:
Hawkwind, Mudhoney, MC5, Led Zeppelin, Pink Floyd, Neil Young...

jeudi 11 décembre 2008

A Perfect Circle - Mer de Noms (2000)



















A Perfect Circle est avant tout la créature de Billy Howerdel, technicien guitare pour Bowie, Tool, Smashing Pumpkins et Nine Inch Nails dont il fut également guitariste live...
Pourtant, ce premier album apparut lors de sa sortie davantage comme le "side-project" de Maynard James Keenan, chanteur de Tool et colocataire d'Howerdel. Pour un temps seulement, mais l'attente du successeur de AEnima, sorti quatre ans plus tôt, devenait longue pour tous les fans de son groupe principal. Aux côtés des deux hommes, Troy Van Leeuwen (ex-guitariste de Failure), Paz Lenchantin (basse, violon) et Tim Alexander (ex-Primus) remplacé avant l'enregistrement par Josh Freeze (Nine Inch Nails, Vandals, Guns'n Roses, Devo...) complètent la "dream team".
Dès les premières notes de "The Hollow", la différence avec Tool est perceptible, la production plus aérée fourmille de détails et met en valeur des compositions soignées et mélodiques, moins cérébrales et davantage émotionnelles que ce que l'on aurait pu imaginer à la lecture du casting. Aux développements complexes, A Pefect Circle préfère la mélodie et montre un certain raffinement dans les arrangements.
On navigue ainsi tranquillement sur cette "Mer de Noms", allant d'île en île, entre morceaux énergiques aux guitares touffues et racées ("Judith", "Magdalena"), ballades portées par les harmonies vocales de Keenan ("Orestes", "3 Libras") ou instrumental contemplatif ("Renhölder", qui s'ouvre sur des arpèges acoustiques avant que les percussions n'interviennent et lui donnent une atmosphère presque mystique que piano et violon teintent de mélancolie).
Le capitaine vous souhaite une agréable croisière.
site du groupe
myspace

mardi 9 décembre 2008

Peach - Giving birth to a stone (1994)

Pour ceux qui les auraient ratés (dont je suis) en première partie européenne de Tool sur la tournée "Undertow", Peach est désormais connu comme étant le groupe initial de Justin Chancellor, bassiste des américains depuis AEnima (1995).
Les deux formations partagent quelques points communs, notamment un amour des structures alambiquées directement héritées de King Crimson. En guise de clin d'oeil, Peach reprend d'ailleurs sur ce premier album "Cat Food", issue de "In the Wake of Poseidon" (1970).
Moins massive et puissante que celle de Tool, la musique de Peach trouve d'entrée un équilibre remarquable entre indie et metal progressif moderne, complexe mais entêtante, hypnotique et aérée, caractérisée par des voix claires et mélodiques et des riffs obsédants, traversés par une guitare tantôt aérienne ("Velvet"), tantôt aquatique ("Peach"), noyée dans la réverb et le delay. Et cette basse, immédiatement reconnaissable, qui contribua à apporter à Tool l'ampleur qui lui permit d'accoucher d'un album majeur. Ces derniers, empruntèrent d'ailleurs non seulement le bassiste, mais également le titre "You Lied" (présent sur le CD audio du coffret "Salival", dans une version live discutable).
Suite au succès des américains, l'album fut réédité en 2000, avec un nouvel artwork réalisé par Adam Jones, guitariste de...Tool. Juste retour des choses?
A vous de voir...
site Peach
myspace 1 et 2, quel luxe...
N.B.: le groupe se reformera quelques années plus tard sous le nom Suns of the Tundra
A suivre...

jeudi 4 décembre 2008

Minus The Bear - Planet of Ice (2007)


Combo de Seattle composé d'ex-Botch, Kill Sadie et These arms are snakes, Minus The Bear affirme avec ce quatrième album une griffe toute personnelle, à mille lieues de la musique des groupes précités, et délivre un mélange unique d'indie, power-pop, math-rock et prog.
S'ouvrant sur quelques sons électro le premier morceau, "Burying Luck", évoque d'abord les Foo Fighters tant dans le chant et les mélodies que dans son rythme enlevé, avant de s'ouvrir à d'autres horizons. La musique de nos oursons s'enrichit en effet par la suite de multiples influences, grâce à une guitare versatile efficacement appuyée par la section rythmique, aussi à l'aise sur des rythmes dansant à l'énergie post-punk que sur des passages plus nuancés où elle affirme une souplesse jazzy flirtant avec le math-rock ("Ice Monster", "Dr L'Ling"). Dave Knudson alterne arpèges cristallins, riffs tourbillonants et hypnotiques, et lead guitare spatiale renvoyant au Voivod de "The Outer Limits" ("Knights") ou au jeu typique de David Gilmour.
Minus The Bear assume désormais pleinement ses aspirations progressives -même si deux morceaux seulement dépassent les 5 minutes- et l'héritage Pink Floyd est évident à travers des compositions comme "Part.2" ou le final "Lotus", dans l'orgue, les nappes et bidouillages sonores qu'on pourrait croire échappées de "Dark side oh the Moon". Saluons au passage le travail de production du nouveau clavier du groupe, Alex Rose (et pas Axel!), qui donne toute sa cohérence à une musique plus complexe qu'elle n'y paraît, et totalement décomplexée.
En conclusion, ce petit séjour sur la planète de glace s'avère plus que rafraîchissant... et paradoxalement, chaudement recommandé.
site Minus The Bear
myspace Minus The Bear
album en écoute gratuite

vendredi 31 octobre 2008

Radiohead - Com Lag (EP-2004)

















Sorti peu après l'album Hail to the thief, ce EP de Radiohead marque également la fin du contrat de ces derniers avec leur maison de disque EMI. Composé d'inédits et morceaux lives (dont un qui fut diffusé sur arte dans l'émission Music Planet 2Nite), ce maxi fait la part belle à l'électronique.
Au grand dam des amateurs de rock, il faut cependant reconnaître que c'est cet écrin minimaliste parfois glacé qui met le mieux en valeur la voix de son leader et la palette d'émotions dont elle est capable.
Exit la recherche de la pop song idéale, un grand vent de liberté souffle sur ce EP, l'émotion l'emporte sur la composition. Tant mieux. site Radiohead