Affichage des articles dont le libellé est jazz. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est jazz. Afficher tous les articles

mercredi 15 avril 2009

1980 - s/t (2007)
















Quatuor avignonnais, 1980 conjugue avec brio la rigueur et la versatilité rythmique du math-metal avec la complexité, le groove et les progressions mélodiques du jazz-fusion.
Ce premier album oscille entre les deux univers, renvoyant tant à Meshuggah et Cynic (dont le groupe fit la première partie) qu'à Weather Report, au Mahavishnu Orchestra ou -pour citer des contemporains- Mats and Morgan (jeunes prodiges du jazz révélés par Zappa) avec un feeling, une technicité et une fluidité parfaite.
Colorée et chaleureuse,tout comme la pochette de l'album, cette autoprod fait montre d'une grande maturité musicale.
Trois petits morceaux seulement sur leur myspace, mais qui devraient vous donner envie d'en entendre davantage.

samedi 7 février 2009

EPHEL DUATH - The Painter's Palette (2003)


















Puisant son nom dans l'oeuvre de Tolkien, Ephel Duath (montagnes entourant le Mordor) était à l'origine un groupe de metal extrême italien, hâtivement catalogué "black" en dépit d'une ouverture évidente à d'autres genres.
Seul rescapé de la formation d'origine, le guitariste et principal compositeur Davide Tiso affirme ses ambitions d'expérimentations en s'entourant d'un line-up hétéroclite. Il est ainsi rejoint par le batteur Davide Piovesan, 47 ans, venu du jazz et du blues , Fabio Fecchio bassiste funk-fusion, un chanteur lyrique et émotionnel (Davide Tolomei) et un hurleur (Luciano George Lorusso, venu du hardcore).
Chacun apporte sa sensibilité à ce concept-album, palette dont chaque titre est celui d'une nuance de couleur, pour créer un tableau sonore impressionniste en perpétuel mouvement.
Enrichies de cuivres (sax, trompette) comme chez Yakuza et de sonorités electro, les compositions alambiquées alternent secousses hardcore, passages jazz tout en finesse ("Praha"), crescendos progressifs et atmosphériques, et crises d'épilepsie jungle ("The Passage") ou metal ("Ruins") avec une technicité sans faille et un sérieux grain de folie... ou de génie, car il en fallait pour tirer d'une formation aussi improbable un joyau de la sorte.
Extrême...ment recommandé.

myspace Ephel Duath

jeudi 6 novembre 2008

Nils Petter Molvaer - Khmer (1997)



















Avec son premier album, le trompettiste norvégien Nils Petter Molvaer -comme son contemporain Erik Truffaz- contribue à la naissance d'un nouveau courant du jazz, ouvert sur les perspectives apportées par la technologie et l'intégration d'éléments électro.
La musique est d'abord contemplative, les notes s'élèvent comme une légère brise sur la steppe. Un battement évoquant celui d'un coeur, des samples cristallins s'unissent ensuite en une pulsion organique feutrée que vient percer une trompette qui s'envole, chancelante, avant de se retrouver au coeur d'un chaos d'effets crissants, qui cesse aussi vite qu'un orage d'été et rend l'éclaircie plus appréciable encore. Molvaer fait montre d'une science de la respiration qui évoque directement Miles Davis, époque "Kind of Blue".
L'album oscille ainsi entre tension et libération, tour à tour tendre et velouté, jazz intimiste et contemplatif, ou trip-hop claustrophobe dans lequel la trompette est la seule respiration. Des touches d'instruments traditionnels et percussions viennent apportent quelques couleurs aux paysages émotionnels composés par Molvaer et son créatif guitariste Eiviind Aarset.
Un album aux croisées de deux univers...
Puisse le voyage vous plaire.
Nils Petter Molvaer

GROUNDATION - We Free Again (2004)

















Que dit un rasta qui arrête de fumer?
- "mais... qu'est-ce que c'est que cette musique de m*rd* ?...".
Désolé, j'ai pas pu m'empêcher... Cette petite plaisanterie ne visait qu'à me détendre avant d'écrire, chose que je n'aurais jamais cru faire jusqu'ici, sur un disque de reggae. Force m'est de reconnaître qu'il ne s'agit en rien de mon genre de prédilection, très loin de là, mais deux choses m'y ont amené. Le morceau "Concrete Jungle" de Bob Marley, dont le feeling "rock" (appréciation personnelle) m'a immédiatement titillé l'oreille. La seconde fut ce disque. Un ami déjà nommé dans ces pages m'avait fait écouter -au milieu d'une centaine d'autres disques- leur précédent opus. Mais pour celui-ci, violente fut la claque.
La production, limpide, chaleureuse, ample transporte immédiatement en ces contrées radieuses qui donnent un tout autre sens au mot contraste. Ce son fut pour moi la meilleure des introductions; pensant affronter l'aridité du désert, je me retrouvai au milieu d'une oasis. Une profusion d'instruments; une solide assise reggae renforcée par des percussions généreuses, et dominées par le chant de prophète, plein de ferveur, d'Apple Gabriel.
Des touches d' orgue et de cuivres évoquent la chaleur du jazz, dont sont issus certains membres du groupe. Le soin apporté à la composition est remarquable également, avec parfois même des ambitions progressives comme sur "Cultural Wars", morceau de bravoure final en quatre mouvements qui, si vous ne remuiez jusque là que les orteils, vous fera vibrer des pieds à la tête pour de bon avant de vous laisser retomber épuisé dans votre fauteuil.
Fais tourner :)
Groundation