Précédé de quelques mois par un maxi plus que prometteur, "The Dark Third" est le premier album des anglais de Pure Reason Revolution. Dès les premières notes d'Aeropause 2 (le 1er du nom figurait sur le EP), les arpèges cristallins et une guitare en slide ascensionnel évoque le jeu typique de David Gilmour. Aucun doute possible, l'ombre de Pink Floyd plane sur ce disque, modernisée, enrichie de guitares metal touffues et puissantes, d'éléments electro savamment distillés ça et là, renforcant comme chez Office Of Strategic Influence la dynamique des morceaux.
Un violon s'y ajoute, apportant sensibilité et vivacité pour créer un prog moderne, enrichi de mélodies pop, comme chez Porcupine Tree, avec un atout supplémentaire: les choeurs, très soignés, directement hérités des Beach Boys ou de Queen. Les voix, masculine et féminine se cherchent, se trouvent, se répondent et s'unissent dans des crescendos aériens ou extatiques. Les instruments, comme les voix, trouvent leur équilibre dans des compositions aux orchestrations soignées et aux durées extensibles, alternant formats courts et morceaux à tiroirs.
Tantôt aériennes, intimistes, lyriques, touchantes ou puissantes, les chansons de ce jeune groupe sont la plus belle des invitations à découvrir les contrées progressives...
Pure Reason Revolution