lundi 3 novembre 2008

Keziah Jones - Nigerian Wood (2008)


















Spéciale dédicace pour mes amis Alex et Gwen, mes drôles d'oiseaux qui ont migré au sud, leur matou Moka et leur petite colombe arrivée il y a un an. Avec un petit peu de retard, je te souhaite un joyeux anniversaire Léa Marie.
Un nouveau Keziah Jones, c'est toujours un plaisir attendu, et renouvelé. Comme un bon café, dont l'arôme vous parvient doucement et vous grise avant même de porter la tasse à la bouche. Qui vous emporte, ensuite, et vous emmène au bout du monde. Fort et racé.
Ce Nigerian Wood fait feu de tout bois. Moins velouté que le précédent, plus serré, “kpafukaïsant” pourrait-on dire.
A noter, une version 2cd, pour ceux qui l'auraient manquée (sorry Alex :). A déguster seul, ou entre amis.
Entre amis dès que possible.
myspace Keziah Jones
écoute sur deezer

samedi 1 novembre 2008

Leaf Hound - Growers Of Mushroom (1971)

A la demande de mon ptit et pour tous, un ptit lien de musique de babas de quand on n'existait pas. Il paraît qu'ils viennent de se reformer pour quelques concerts. Si le coeur vous en dit, cliquez ici (site Leaf Hound)

Cynic - Focus (1993)















Formé en 1987 par Paul Masvidal (voix, guitare), Sean Reinert (batterie) et Tony Choy (basse), Cynic est à l'origine un groupe assez typique de la scène death-metal floridienne (cf. les 2 premières démos).
Après avoir fait leurs armes sur l'album "Human" de Death (pour les deux premiers) et au sein d'Atheist (pour Choy), ils enregistrent en 1993 "Focus", un album combinant puissance death et rythmiques jazz. Ajoutons à cela une voix robotique passée au vocoder et quelques tendances presque mystiques et l'on obtient un disque résolument futuriste et novateur.
Recommandé
myspace Cynic

Cynic - Traced in air (2008)

Avec leur premier album "Focus", sorti en 1993, les floridiens de Cynic furent parmi les premiers (avec Atheist) à introduire des éléments jazz dans le death-metal, et à donner au genre de nouvelles perspectives, que les musiciens développèrent ensuite dans des projets plus progressifs (Portal, Aeon Spoke, Office of Strategic Influence...).
De retour quinze ans après, Cynic reste immédiatement reconnaissable; riffs fulgurants, souplesse rythmique et structures mélodiques complexes, chant passé au vocoder. Pourtant, là où le futuriste "Focus" gardait une froideur robotique, ce nouvel opus s'avère plus souple et chaleureux, au point de paraître uniquement constitué d'énergie pure et non d'agressivité, en dépit des growls du petit nouveau du groupe compensés par une utilisation tout en subtilité d'effets sur la voix de Paul Masvidal.
A l'image de l'être de lumière qui orne sa cover, dense et aérée, complexe et limpide, cette musique pourra vous fasciner bien plus longtemps que les 35 petites minutes que durent ces huit nouveaux titres.
Cynic

ORPHANED LAND - Mabool,the story of the tree sons of Seven (2004)


















Huit ans séparent ce nouvel opus des israëliens de son prédécesseur. Une longue attente liée non seulement à un contexte politique peu propice à la diffusion d'un message fédérateur, mais également à l'ambition de ce nouvel opus. Huit années, donc, à trouver le parfait équilibre entre leur style originel, le death-metal, et leurs racines moyen-orientales. Et force est de reconnaître si leurs premières tentatives étaient déjà plus que prometteuses, on touche ici à la perfection.
Sur un terreau metal se développe une multitude d'arabesques musicales fascinantes, magnifiées par le son de l'oud, du bouzouki, des cithares et autres instruments traditionnels. Le raffinement de l'écriture et la subtilité de l'interprêtation, de même que cette quête non masquée du beau et de l'émotion évoquent un proche cousin d'Opeth qui aurait grandit dans un autre continent, et sans doute une autre spiritualité. Tout comme l'alternance de growls death et de chant clair medium, de furie et de poésie.
La musique se veut progressive, alternant moments d'intimité (la chanteuse en solo sur l'intro d'"A'salk") et lyrisme symphonique, entrecoupés de breaks plus atmosphériques évoquant parfois les duels guitare-clavier du "Metropolis (pt.2)" de Dream Theater, à tel point qu'on en oublie qu'il s'agissait à l'origine de death-metal. Un album magnifique, dont l'harmonie enivrante transporte et transcende.
And after death?...
myspace Orphaned Land

vendredi 31 octobre 2008

Radiohead - Com Lag (EP-2004)

















Sorti peu après l'album Hail to the thief, ce EP de Radiohead marque également la fin du contrat de ces derniers avec leur maison de disque EMI. Composé d'inédits et morceaux lives (dont un qui fut diffusé sur arte dans l'émission Music Planet 2Nite), ce maxi fait la part belle à l'électronique.
Au grand dam des amateurs de rock, il faut cependant reconnaître que c'est cet écrin minimaliste parfois glacé qui met le mieux en valeur la voix de son leader et la palette d'émotions dont elle est capable.
Exit la recherche de la pop song idéale, un grand vent de liberté souffle sur ce EP, l'émotion l'emporte sur la composition. Tant mieux. site Radiohead

Shora - Malval (2005)












Après des débuts placés sous le signe d'un hardcore chaotique et technique pas très éloignés de Dillinger Escape plan ou Botch, les suisses de Shora prennent avec ce magnifique Malval un tout autre virage. Davantage post-rock (sorry les gars) que post-hardcore, leur musique s'échappe pourtant de tout carcan réducteur. Reprenant effectivement certains codes du genre (structures progressives, crescendos et points d'orgues), elle s'avère inspirée et inspirante. S'ouvrant sur une ambiance lunaire et éthérée dans laquelle des arpèges cristallins se noient dans des samples et un clavier aériens, la musique se fait plus agitée avec l'apparition de la distortion et de la batterie. L'union des instruments, assurant tour à tour le côté rythmique confère à des compositions évocatrices un caractère mouvant et dynamique, alternant maëlstroms soniques et moments d'apesanteur. Les textures sonores, tout aussi travaillées que le reste de la composition, viennent sublimer ce tableau impressionniste. Une musique presque cinématographique au fort pouvoir évocateur, qui parle au corps et à l'esprit. A écouter les yeux fermés. Et si, comme moi, la première écoute vous laisse pantelant et vibrant de partout, une seule solution contre l'addiction en attendant un format plus long: replay.
myspace Shora