Huit ans séparent ce nouvel opus des israëliens de son prédécesseur. Une longue attente liée non seulement à un contexte politique peu propice à la diffusion d'un message fédérateur, mais également à l'ambition de ce nouvel opus. Huit années, donc, à trouver le parfait équilibre entre leur style originel, le death-metal, et leurs racines moyen-orientales. Et force est de reconnaître si leurs premières tentatives étaient déjà plus que prometteuses, on touche ici à la perfection.
Sur un terreau metal se développe une multitude d'arabesques musicales fascinantes, magnifiées par le son de l'oud, du bouzouki, des cithares et autres instruments traditionnels. Le raffinement de l'écriture et la subtilité de l'interprêtation, de même que cette quête non masquée du beau et de l'émotion évoquent un proche cousin d'Opeth qui aurait grandit dans un autre continent, et sans doute une autre spiritualité. Tout comme l'alternance de growls death et de chant clair medium, de furie et de poésie.
La musique se veut progressive, alternant moments d'intimité (la chanteuse en solo sur l'intro d'"A'salk") et lyrisme symphonique, entrecoupés de breaks plus atmosphériques évoquant parfois les duels guitare-clavier du "Metropolis (pt.2)" de Dream Theater, à tel point qu'on en oublie qu'il s'agissait à l'origine de death-metal. Un album magnifique, dont l'harmonie enivrante transporte et transcende.
And after death?...
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